
ONU (Organisation des Nations Unies) - Vendredi 23 septembre 2011- Dans une déclaration politique, la communauté internationale a réaffirmé son engagement en faveur de la mise en oeuvre pleine et effective de la Déclaration de Durban contre le racisme alors que l'intolérance semble gagner du terrain dans certaines parties du monde.
"Nous devons admettre que l'intolérance a augmenté dans de nombreuses parties du monde cette dernière décennie. La résurgence et la persistance de telles attitudes inhumaines et de pratiques attentatoires indiquent que nous n'avons pas fait assez pour stopper cette dérive.
Nous devons résister à la polarisation des hommes politiques qui jouent avec les peurs des populations et qui utilisent des stéréotypes pour des gains électoraux.
Travaillons main dans la main avec les groupes de la société civile qui sont centraux dans la lutte contre cette cause. Travaillons en harmonie pour promouvoir l'harmonie" a dit Ban Ki-moon.
M. Jacob Zuma, Président de l’Afrique du Sud, a exhorté la communauté internationale à réaffirmer sa forte conviction que le fléau demeure une négation aux principes de la Charte des Nations Unies. "Nous invitons le monde à ne pas garder le silence devant cette noble bataille contre le racisme", a déclaré le Chef de l’État sud-africain, en reconnaissant que "beaucoup reste encore à faire".
M. Osman Elnor, s’exprimant au nom du Groupe des États d’Afrique, s’est dit préoccupé par la diminution des libertés civiles et a réitéré que l’esclavage et le commerce des esclaves, y compris la traite transatlantique des esclaves, les nouvelles formes d’esclavage telles que la traite des personnes, l’apartheid et le colonialisme « ne doivent jamais être oubliés ».
Mme Verene Shepherd, Membre du Groupe de travail sur les personnes d’ascendance africaine, a regretté le boycott mené par certains pays contre la tenue de cette Réunion de haut niveau. Elle a mis en exergue le fait que diverses catégories de personnes continuent d’être exclues et d’être victimes de xénophobie dans le monde. Elle a, par ailleurs, rappelé que la mission de son Groupe de travail était d’assister les victimes de discrimination raciale que sont les minorités d’ascendance africaine. Il faut aussi évoquer les tragédies accablantes de la route de l’esclavage qui, a-t-elle dit, est un crime contre l’humanité. Les États qui sanctionnent ce type de crimes doivent assumer leurs responsabilités, a-t-elle souligné.
« Il ne peut y avoir de paix sans droit et justice », a dit Mme Shepherd, en exhortant les personnes d’ascendance africaine à poursuivre leur combat pour la dignité.
La déclaration sur le site des Nations Unies : http://www.un.org/News/fr-press/docs/2011/AG11149.doc.htm |