Lyon (France) – Vendredi 3 février 2012 - C’est la question de sémantique qui revient souvent lorsqu’on parle de minorités fissibles ou de diversité. Les sociologues ou politiques français sont toujours très mal à l’aise avec ce débat. Le plus choquant se trouve dans les propos tenus par les commentateurs dans les médias qui voulant être politiquement corrects n’osent pas affirmer ce qu’ils disent en privé. En off tout le monde, sur ce sujet, s’exprime sans gants, en nommant les Noirs. Extrémisme républicain ou hypocrisie habituelle, en tout cas personne n’est claire là-dessus.
Dans les années 1930, on désignait la célèbre Joséphine Baker de femme de couleur car le mot négresse frisait l’injure. En 2005, lors des émeutes, on parlait de jeunes originaires d’Afrique subsaharienne pour signifier qu’ils étaient noirs.
La France vit de plus en plus mal le fait qu’elle ne soit pas blanche à 100% et que sa population demeurera très métissée pour l’éternité. Après la victoire des Bleus en 1998, le slogan adoré des communicants était la « France Black Blanc Beur » ! Mais très rapidement le mot black a été mis au placard en raison de la lutte contre l’anglicisme. Quelle France voulons-nous, républicaine mais respectueuse de ses enfants et n’allez pas nous sortir le mot fatal : communautarisme ! Non, nommons les choses comme il se doit. Il y a des Noirs en France c’est un fait. Pour nous le terme qui paraît le plus approprié est AFRO car après tout ils sont tous afro-descendants. Pour la rédaction d’ekodafrik.net, le débat est clos à ce sujet.